A Genève, La Fève et Le Nid relèvent le défi. Mais aussi La Louve à Paris, la BeesCoop à Bruxelles, le Park Slope Food Coop à New York et beaucoup d’autres…


Un supermarché autogéré par ses client·es avec les paysan·nes du coin.

Des produits dont on connaît la provenance et la façon dont ils ont été préparés.

Privilégier des aliments produits par des paysan·nes de chez nous et dont les étiquettes ne sont pas en langage codé.

Rencontrer l’artisan boulanger et visiter son atelier.

Choisir la coopération plutôt que la concurrence et le profit, pour favoriser une économie solidaire.

Notre défi

Nous voulons reconnecter consommateur·ices, producteur·ices et transformateur·euses et ne plus être piégé·es entre une publicité mensongère et les conséquences d’une alimentation toujours plus grasse, sucrée et salée.

Nous voulons reprendre en main la gestion de nos ressources les plus précieuses: celles qui servent à nous nourrir.

Il s’agit d’un immense challenge qui nous concerne tous. Dans ce contexte, la naissance de l’écoquartier des Vergers à Meyrin nous offre une occasion simplement exceptionnelle de créer et gérer notre propre supermarché. Nous serons bientôt 3000 à y résider. Si comme les habitant·es de la Suisse, nous consommons en moyenne 100 grammes de pain par jour, cela représentera deux tonnes de pain par semaine, plus 100 tonnes par an. Il nous faudra 30 hectares (35 terrains de foot) de céréales, rien que pour notre pain.

Qui décide d’où vient le blé qu’il faut pour faire ce pain, comment il est cultivé et puis moulu? Aujourd’hui nous ne décidons pas grand chose: tout au plus pouvons-nous choisir parmi les propositions que l’industrie agro-alimentaire fait arriver sur les rayons des grands magasins. Un nouveau quartier, c’est l’occasion rêvée de réfléchir à la question ensemble et de reprendre une partie du pouvoir de décision qui nous échappe. Cela nous concerne comme habitant·es du quartier mais cela répond à des enjeux bien plus larges.

Pour plus d’information sur le projet alimentaire de quartier, rdv sur filierealimentaire.ch

Et vous?

Tous et toutes ensemble, nous pouvons rendre possible cette aventure. Vous aussi participez en devenant membre !

La Fève, Supermarché Participatif Paysan en images

La Fève est participative mais aussi paysanne !

Les paysan·nes ce ne sont pas des produits locaux sur des étalages ni des portraits publicitaires souriants…
Les paysan·nes ce sont des gens avec une histoire, un métier, un savoir-faire, des idées, des réflexions et des idéaux.


Le paysan a comme mandat de prendre soin de la terre sur laquelle il est de passage et qu’il transmettra. Il cultive pour nourrir les habitant·es avec des aliments sains et une transparence totale. Il cultive un savoir-faire qu’il transmettra aux prochaines générations.


« De la fourchette à la fourche, c’est replacer le citadin dans les champs pour qu’il retrouve le rythme des saisons, le lien à la terre »

Myriam Dupraz-Dange, paysanne maraîchère, Le Jardin de Max, Vésenaz GE, membre TourneRêve et La Fève

Le paysan se (ré)approprie la plus-value en commerçant directement avec le/la mangeur·euse.

Les habitant·es se préoccupent des notions d’environnement, de santé, et plus récemment de goût… En Europe, la part consacrée à la santé dépasse celle pour l’alimentation…

Il est grand temps de redonner une place de choix aux paysan·nes.

Qu’est-ce que l’agriculture paysanne par S. Perez-Vitoria


Donner une place primordiale aux paysan·nes

Un nombre incroyable de Supermarchés Participatifs sont en train d’émerger un peu partout. La Fève – Le Supermarché Participatif Paysan, est le premier Supermarché Participatif qui redonne une place primordiale aux paysan·nes en faisant d’eux la pièce maîtresse de ce nouveau modèle d’approvisionnement. A la base même du projet depuis son balbutiement, les paysan·nes participatif/ves co-construit, échange et réfléchit avec les citoyen·nes. Réciproquement, paysan·nes et citoyen·nes présentent leurs besoins, leur réalité, leur savoir-faire. C’est par le lien social qu’ils et elles créent cette nouvelle place de marché.

« L’agriculture de type ʻindustrielleʼ est basée sur la rationalisation des moyens de production. Chaque fois que l’on rationalise au champ, la distribution profite de faire baisser les prix payés aux paysans »

Bertrand Favre, Paysan vigneron, Domaine de Miolan, Choulex GE, membre de TourneRêve

Une réappropriation citoyenne et paysanne.

Si le paysan est prêt à s’investir comme membre participatif, il signe un contrat qui valorise son travail et lui garantit l’écoulement de sa récolte / production selon des conditions définies communément auparavant. Il peut ainsi s’organiser et planifier sa production en lien avec la réalité du quartier.


« Equité, qualité et respect dans mon assiette »

Catarina Pessoa, musicienne, membre de La Fève

La Fève n’est pas un projet d’autarcie

La Fève se veut ouverte à des réseaux d’initiatives et à des mouvements partout dans le monde avec qui nous partageons nos convictions d’une économie solidaire et du respect de la planète, et avec lesquels nous voulons défendre les droits des paysans et les droits à l’alimentation.

On ne soutient pas les paysan·nes mais c’est eux qui nous soutiennent. Un pays n’a d’avenir que s’il a beaucoup de paysan·nes.


« Pour changer la situation, il faut changer les marchés, c’est la distribution qui mène le jeu. Ils ont beau dire que c’est le consommateur qui choisit, c’est la grande distribution qui dicte les règles. C’est anti-démocratique »

Bertrand Favre, Paysan vigneron, Domaine de Miolan, Choulex GE, membre de TourneRêve

La Fève – Supermarché Participatif Paysan et le quartier Les Vergers, c’est parce qu’on en a ras le bol des quartiers et des légumes hors sol…


« N’oublions pas que les consommateurs ont un pouvoir potentiel immense et si nous achetons des produits qui correspondent à nos valeurs, on encourage une production juste et équitable »

Ingrid Kunstmann, professeure retraitée, membre de La Fève

« Pourquoi la nourriture n’est-elle plus une des priorités parmi les dépenses d’un ménage? »

Reto Cadotsch, paysan, membre et fondateur de La Fève et de TourneRêve

Lire le tract paysan

La Fève n’est pas née de la dernière pluie ! A l’origine, se dresse le gigantesque projet des Vergers.

Il voit le jour parce que les habitant·es meyrinois·es veulent un autre vivre ensemble, un vivre ensemble qui soit respectueux des hommes et de l’environnement et qui permette de renouer les liens entre les citadin·es et la terre nourricière.

Ecoquartier «Les Vergers» 3

Solidarité sociale, responsabilisation environnementale et efficience économique, l’écoquartier des Vergers est né et s’organise depuis avril 2014 en projets participatifs qui incluent les futur·es habitant·es, les entreprises mandatées et les autorités.
C’est dans ce contexte et parce que les habitant·es des Vergers rêvent d’une alternative à la grande distribution qu’est posée l’idée de créer un supermarché autogéré, qui appartienne à la fois à celles et ceux qui produisent la nourriture et à celles et ceux qui la consomment.

Les Vergers, un quartier où les activités commerciales et agricoles fonctionnent en synergie et en complémentarité.

La Ferme de la Planche : une ferme urbaine dont la production remplira directement les rayons de La Fève.
Des artisan·es transformateur·ices, boulanger, laitier et boucher, qui travaillent en accointance avec les paysan·es participatif/ves de La Fève.

L’Auberge des Vergers,
qui propose des repas autogérés entre voisin·es et qui propose à la carte des mets établis en fonction de la production des paysan·nes participatif/ves et des aliments proposés à La Fève.

Des restaurateurs
comme qui s’approvisionnent régulièrement à La Fève et participent comme les autres à nourrir et à animer le quartier.
De la fourche à la fourchette, le quartier produit, transforme, vend, consomme et composte ses aliments de première nécessité !

L’écoquartier des Vergers, c’est encore de nombreux projets participatifs et solidaires, dont des associations, des coopératives, des commerces et des groupes de travail. 

Les Vergers, un écoquartier participatif

Pour celles et ceux qui désirent en savoir plus sur la naissance de ce quartier pas comme les autres, une brochure a été créée à cet effet, retraçant les débuts de la démarche, de 2013 à 2018.